Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 10:01

ronald

 

Ceux qui ont connu les premières années du mouvement Punk ont sans doute réagi à l'annonce, il y a peu, de la mort de Ronnie Briggs, ex-héro de la dernière grande attaque de train de tous les temps, l'affaire du Glasgow-Londres au début des années 60.
Les valeurs du Punk n'ont pas beaucoup de points communs avec celles du grand banditisme, mais il se trouve que les deux nébuleuses se sont croisées en 1978, alors que les Sex Pistols tentaient désespérément de donner l'impression d'exister encore après le départ de Johnny Rotten, et avaient surtout à honorer un contrat avec leur maison de disques.
Incapables de produire quoi que ce soit de crédible alors que tous les autres groupes de l'époque traçaient leur route, les Pistols rescapés n'eurent comme choix de suivre la seule qu'ils connaissaient à peu près, celle de la provocation. C'est ainsi que quelqu'un eu l'idée d'aller chercher Ronald Briggs dans sa retraite brésilienne pour lui proposer de collaborer au projet: "The Great rock&roll swindle",  double album d'une médiocrité affligeante qui scella le naufrage complet du groupe. Connaissant le cahier des charges des Pistols, et d'un certain nombre de formations Punk de l'époque, la prestation de Briggs ne fut pas si mauvaise que ça. Sa chanson, Cosh the driver, sortit en face B du 45 tours de Sid Vicious "My way", est un titre tout à fait ordinaire, pas meilleur, mais surtout pas pire que l'ensemble de l'album.
Le vieux punk de circonstance s'est éteint il y a quelques jours dans une maison de retraite de Londres. Les mélomanes passeront la conscience tranquille leur chemin, ce n'est pas pour eux, mais les curieux pourront peut-être trouver sur le net cet ovni musical, histoire d'écouter chanter le truand le plus célèbre de Grande Bretagne.

Repost 0
Published by Dom Surf, dit Surfingbird, blitzkriegbopper - dans punk anglais
commenter cet article
12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 18:23

clash3

 

Certains novices s'étonnent des liens affectifs, bien plus que musicaux, qui lient le Punk au Reggae. En fait, le contact s'est fait à Londres à la fin des années 70, au moment des émeutes de Brixton opposant les immigrés jamaïcains aux forces de police de cette vipère lubrique de Tatcher. De nombreux jeunes punks, bordéliques et désœuvrés, sont venus combattre aux cotés des jamaïcains. Le lien n'a jamais été perdu ensuite. Faut dire que la crise et le chômage loupaient personne, dans ces temps là. Les grands artisans de cette fusion restent les Clash, qui ont produit un premier titre "Police and Thieves" sur leur premier album "1977", puis plusieurs singles dont" White man "et "The guns of Brixton". Sûr que le son était moins chaud et plus électrique que ce qui se faisait au soleil dans les faubourgs de Kingston, mais les Clash ont aussi bien aidé à la promotion du dub, avec des titres comme "Armagideon time", ressorti en CD il y a peu. Impossible de vous laisser errer, novices, sans vous confier les paroles de The guns of Brixton, inspirées du film de Jimmy Cliff (à l'époque où il n'avait pas encore foutu le pied dans le commercial) "The harder they come". 


When they kick out your front door


How you gonna come? With your hands on your head

Or on the trigger of your gun

When the law break in

How you gonna go?

Shot down on the pavement

Or waiting in death row

You can crush us You can bruise us

But you'll have to answer to

Oh, Guns of Brixton

The money feels good And your life you like it well

But surely your time will come As in heaven, as in hell

You see, he feels like Ivan BORN under the Brixton sun

His game is called survivin' At the end of the harder they come

You know it means no mercy They caught him with a gun

No need for the Black Maria Goodbye to the Brixton sun

You can crush us You can bruise us But you'll have to answer to Oh-the guns of Brixton

Repost 0
Published by Dom Surf, dit Surfingbird, blitzkriegbopper - dans punk anglais
commenter cet article
22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 17:42

pil1.jpg

Voilà un beau conte de Noël pour vous, les enfants, en plus, il est vrai. Il y a exactement 32 ans moins quelques heures, j'étais sur le point d'assister au premier concert de Rock de mon existence, et pas avec n'importe qui: John Lydon, A.K.A. Johnny Rotten, venait lancer au Stadium de Paris - une sorte de patinoire, je crois- son nouveau groupe PIL.

Tout le monde attendait les Sex Pistols, séparés à peine quelques semaines avant. On a eu PIL.

pil3.jpg


Face à nous, un type déjà légendaire à l'époque, avec la coupe de cheveux de rigueur, une voix et une présence sur scène fascinantes, mais ce n'était plus Johnny Rotten, et on a mis un bout de temps à le comprendre.

Avec le recul, ça a été grandiose, même quand John Lydon nous a gratifiés d'un miséricordieux "Anarchy in the UK". Toute la salle a failli exploser, car c'est ce qu'on était venus chercher, sans se rendre compte qu'on passait peut-être à coté du meilleur, le presque acte de naissance de la New Wave.

Dommage que tous les titres de PIL sortis en 45 trs ne soient pas disponibles en version numérique, car ces gars étaient vraiment doués.

 

pil2.jpg

Repost 0
Published by Dom Surf, dit Surfingbird, blitzkriegbopper - dans punk anglais
commenter cet article
18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 08:18

sid-solo

Tiens, en voilà une, de figure de légende du Punk. Sid Vicious, ancien bassiste des Pistols, encore un qui a été droit dans le mur du cimetière. Quand Sid est mort, on en a tous pleuré parce que ce mec, c'était quelque chose pour nous, une provocation ambulante qui disparaissait au bout de l'aiguille d'une seringue, un type qui exhibait ses scarifications et ses croix gammées rien que pour faire chier le système qui l'avait vu naître, l'Angleterre royaliste et bien pensante qui torturait les résistants Nord-irlandais dans ses H-blocks et qui laissait le chômage ronger sa jeunesse en pleine économie ultra-libérale à la mode Teatcher.
Sid Vicious a laissé derrière lui le fantôme d'un être musicalement inachevé. Mauvais bassiste, incapable d'écrire trois notes, il a été boosté au premier rang de la scène par son entrée dans les Sex Pistols. A la disparition du groupe, il a été entre autres l'artisan de cette grosse foirade de "Great Rock&Roll Swindle", le double album qu'un copain avait acheté et qu'on saussiçonnait en cassettes audio pour n'en écouter que quelques morceaux tellement l'ensemmble était pourri, comme Johnny. Il a bien essayé de se rattraper avec un album de reprises: "Sid sings" (non, sans blague, ça existe) sorti en 1979 chez Virgin, avec des titres comme Born to lose, I wanna be your dog, Steppin stone, Search and destroy, Chinese rock. Du lot, seul My way, chanté avec une voix imitant Franck Sinatra complètement bourré, fait un peu marrer le client et sort du lot.
Bon, vous aurez compris, mes Petits Frères et Petites Sœurs chéri(e)s, que je n'ai jamais pris Sid pour un artiste. John Lydon était 1000 fois plus inventif, mais je garde un petit bout de peine toute au fond pour ce pauvre gamin avec sa basse paumé dans un monde qu'il poussait à aller trop vite et qui l'a doublé une nuit dans une piaule miteuse de New-York.

sid

Repost 0
Published by fan-des-ramones.over-blog.com - dans punk anglais
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de fan-des-ramones.over-blog.com
  • Le blog de fan-des-ramones.over-blog.com
  • : Mon univers de fan des Ramones et de plein d'autres groupes.
  • Contact

Visites


Visitor Map
Create your own visitor map!

 

  3934 visites? Hey, ça peine mais ça commence à décoller!

Merci à tous ceux qui passent.

Rechercher

Archives

Liens